Collectif Ambition Aydat 2014 Elections municipales Liste Christine PACAUD
86 % des personnes ayant retourné leur questionnaire estiment qu’il est important de soutenir l’agriculture et de développer une agriculture de proximité. Avec raison.
L’agriculture constitue un enjeu reconnu à l’échelle de la commune par le diagnostic du PLU, qui pointe la nécessité
Les mêmes objectifs sont affichés par la communauté de communes, le Parc des Volcans, le Conseil général et le Conseil régional avec des incitations financières à la clé, pour les installations et les conversions en bio notamment.
La réalité aujourd’hui, c’est que chaque recensement agricole confirme la diminution régulière du nombre d’agriculteurs (près d’une exploitation sur deux a disparu depuis 20 ans sur la commune) qui ne représentent plus que 2,4 % de la population active aydatoise, soit 28 emplois. Et ces agriculteurs produisent essentiellement pour l’extérieur du territoire (ovins, bovins, lait). Ils ne savent pas qui consommera leurs produits, tandis que nous ignorons souvent d’où provient ce que nous achetons.
La disparition des exploitations n’est pourtant pas inéluctable et les communes ont parfaitement la capacité d’agir pour inverser la tendance actuelle, à condition d’avoir une politique volontariste d’accroissement de l’activité agricole, tournée vers la création d’emplois et la production de produits de qualité.
La première étape consiste à réaliser un audit-diagnostic avec la communauté de communes à l’échelle intercommunale pour anticiper les cessations d’activité à venir, favoriser la reprise des exploitations par des jeunes qui s’installent, repérer le foncier disponible non utilisé ou qui sera difficilement repris. Et à partir de ces données, la commune (ou la communauté de communes) pourra envisager la mobilisation de foncier et son stockage afin de constituer des unités économiques viables, rechercher des porteurs de projets qui contribueront à la diversification des productions existantes et les aider à s’installer (voir l’exemple du Livradois-Forez http://www.parc-livradois-forez.org/IMG/pdf/lettre23.pdf).
La commune peut encourager la vente de produits régionaux dans les commerces et les restaurants, choisir des producteurs locaux pour la cantine, mettre en place des marchés de producteurs et créer des synergies et des complémentarités entre les différents types de distribution.
De nombreuses communes ont déjà agi dans ce sens avec succès en refusant la fatalité. L’agriculture est une des richesses de la commune ; nous la développerons pour sauvegarder l’identité de notre territoire avec des espaces agricoles vivants et productifs, tournés vers des productions respectueuses de l’environnement et de la santé des populations.
Relocaliser notre consommation alimentaire sur le territoire des Cheires, ce n’est pas créer une économie autosuffisante à la Robinson Crusoë en renonçant à tout ce qui vient de l’extérieur ! Mais dans un contexte de crise, de raréfaction des ressources et de mondialisation, le contrôle d’une partie de nos approvisionnements nous permettrait de répondre à des enjeux de santé et de protection de l’environnement (du bio !), de goût (celui de nos terroirs avec la réhabilitation d’espèces et de races locales), de traçabilité (cf. viande de cheval), et de prix grâce aux circuits courts : moins d’intrants dont le prix est directement connecté à celui des énergies, moins de transports (idem) et moins d’intermédiaires. Sans parler des emplois qui ne sont pas délocalisables.